Accueil MSH-Alpes


L’utilitarisme contemporain : à quoi nous invite-t-il ?

Conférencemardi 19 Mars 2019

L’utilitarisme contemporain : à quoi nous invite-t-il ?

12h15-13h15  |  Amphithéâtre de la MSH-Alpes

Organisé par la MSH-Alpes en partenariat avec l'Université Grenoble Alpes, Grenoble Alpes Métropole, Ville de Grenoble, Librairie la Dérive, Bibliothèque universitaire Droit-Lettres, Sciences Humaines, Villa Gillet.

Une conférence d'Emilie Dardenne, animée par Laurent Bègue, dans le cadre du cycle "Avenue centrale. Rendez-vous en sciences humaines".

L’utilitarisme vise « le plus grand bonheur pour le plus grand nombre ». Cette philosophie, qui a fait florès dans les pays anglophones, détermine la valeur morale d’une action en fonction de sa contribution à augmenter ou à diminuer le bonheur général. Concrètement, elle s’intéresse plus aux conséquences de nos choix et de nos actes qu’à leur valeur propre (comme le fait la déontologie), ou au caractère vertueux de la personne qui agit (comme le fait l’éthique des vertus).
Que sait-on de l’utilitarisme en France ? La réception de cette philosophie dans notre pays repose sur une regrettable confusion entre "utilitaire" et "utilitariste" qui, bien qu’associés dans le langage courant, ne sont pas synonymes.
Après avoir débusqué cette pierre d’achoppement, on verra ce qu’est l’utilitarisme aujourd’hui, ce sur quoi il repose, et ce à quoi il nous invite en tant que philosophie morale. A travers les idées de ses partisans contemporains, et notamment du plus célèbre d’entre eux, le philosophe Peter Singer, on verra que l’utilitarisme va bien au-delà de la seule dimension utilitaire à laquelle on l’associe.
L’utilitarisme a des effets en éthique, bien sûr, mais aussi en économie, en droit, en politique, en médecine : éthique dans un contexte de mondialisation, altruisme efficace, intérêts des animaux non humains, obligations envers les pays les plus pauvres, bioéthique et fin de vie, intérêts des générations futures etc. On se penchera sur ces objectifs, ainsi que sur les forces et les faiblesses de l’utilitarisme en tant que théorie morale. On verra aussi si les réponses qu’il propose aux questions : "que faut-il faire ?", "que doit-on faire ?" sont pertinentes en ce début de XXIe siècle.

Emilie Dardenne est maîtresse de conférences en anglais à l’Université Rennes 2. Elle s’intéresse à la philosophie utilitariste et aux animal studies contemporaines.
Ses travaux portent notamment sur la théorie de Peter Singer. Elle a co-organisé en 2015 un colloque international interdisciplinaire intitulé "La Libération Animale, quarante ans plus tard" en présence de Peter Singer.

Entrée libre dans la limite des places disponibles