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Aurélie Campagne - Mesurer les états émotionnels par la voie physiologique : la réponse électrodermale

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L’activité électrodermale (AED) trouve son origine des caractéristiques de la membrane épidermique, et de l’activité sudoripare de type eccrine sous contrôle des systèmes nerveux autonome et central. On distingue deux méthodes d’enregistrement. La première méthode dite endosomatique traduit les différences de potentiels générées par les membranes cutanés et conduit à la mesure du potentiel électrodermal. La seconde méthode dite exosomatique traduit les variations d’un courant appliqué à la peau dont les caractéristiques peuvent conduire à la mesure de divers signaux électrodermaux dont la mesure de conductance cutanée, la plus couramment utilisée dans la littérature. Chacun des signaux électrodermaux se subdivise en une composante tonique et une composante phasique. La première identifie les variations lentes du signal électrodermal alors que la seconde correspond aux variations rapides du signal communément appelées réponses électrodermales. De ces mesures phasiques peuvent être extraits différents paramètres de mesure tels que la fréquence, la latence ou l’amplitude des réponses électrodermales. Les origines ainsi que la variabilité des paramètres de mesure de l’activité électrodermale font de cette activité une mesure sensible aux changements de notre environnement et à différents processus mentaux sous contrôle du système nerveux central tels que l’émotion, la motivation ou encore l’attention, et la charge mentale.